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[DegenereScience]

jeudi 15 avril 2010

Breizh Entropy Congress

Programme Breizh Entropie Congress

Le groupe DegenereScience animera une conférence de présentation de ses idées et de son action au Breizh Entropy Congress, le vendredi 16 avril 2010.

jeudi 25 mars 2010

Réponse à Jean-Bernard CONDAT

Il nous est récemment parvenu, par voie postale, un courrier signé d'un certain Jean-Bernard CONDAT, nous sommant de retirer sans délai du Manifeste pour la création d'une organisation hacker en France son identité ainsi que toute indication permettant de l'associer au monde de la sécurité informatique.

Monsieur,
Plusieurs fois de suite, j’ai noté que des recruteurs lors des entretiens d’embauche me questionnaient discrètement mais de façon non équivoque sur mon appartenance à un ou plusieurs services secrets. J’avoue toutes les fois que j’ai du mal à répondre à une telle question. Outre d’avoir visionné quelques films avec James BOND comme acteur, je ne suis qu’un humble citoyen à la recherche d’un poste.
Un de ces recruteurs a récemment satisfait ma curiosité quant à ces questions sur mon éventuel travail dans un service secret : il m’a présenté un Manifeste pour la création d’une organisation hacker en France (dg-sc.org) où je suis clairement cité comme agent de la DST, fondateur du Chaos Computer Club France et faisant usage d’un arsenal répressif irrationnel. Outre d’être absolument faut, je n’ai jamais été menacé par la folie sécuritaire ambiante.
Cette citation directe de ma personne (il n’existe qu’un seul Jean-Bernard Condat en France à ce jour) me cause d’inextricables préjudices aussi bien personnels, professionnels et privés. J’ai été sommé plusieurs fois de m’expliquer sur vos écrits grossiers.
Je vous fais donc par la présente sommation d’avoir à retirer mes prénoms et nom sans délais et/ou toutes indications permettant de m’associer au monde de la sécurité informatique.
En absence de réaction de votre part, je vous citerais à comparaître pardevant le Tribunal correctionnel compétent pour injure publique envers un particulier par moyen de communication au public par voie électronique et diffamation envers particuliers aux mêmes fins.

Ce même courrier a été envoyé à diverses personnes ayant rediffusé ce texte sur le Web, et certaines de ces personnes ont obtempéré par peur de représailles. Nous n'en ferons rien. Cette affaire est simplement grotesque, et nous avons bien d'autres projets ces derniers temps que de gérer un conflit qui n'en vaut pas la peine ; nous nous contenterons donc d'exposer clairement nos arguments. C'est-là tout ce que Jean-Bernard CONDAT obtiendra de nous.

En premier lieu, cette lettre a systématiquement été envoyée à de simples particuliers. Or, le texte est d'une part signé d'un nom de groupe, et il a d'autre part été rediffusé par des entités n'ayant jamais eu le moindre lien avec le groupe DegenereScience. Ces lettres ne s'adressent donc pas aux bonnes personnes.

Ensuite, le courrier porte la mention "Lettre recommandée avec AR & LS". Or nous n'avons à ce jour reçu qu'une unique lettre simple.

Sur le contenu de la missive en elle-même, nous devons commencer par signaler que, si Jean-Bernard CONDAT prétend n'avoir eu connaissance du Manifeste que lors d'un entretien d'embauche, il semble avoir publié un commentaire à ce texte en date du 3 février 2010.

Le Manifeste cite nommément Jean-Bernard CONDAT comme fondateur du Chaos Computer Club France, en liaison directe avec les services de sûreté intérieure, la DST. C'est-là un fait historique capital qu'il est impossible de taire quand on cherche à expliquer la situation actuelle du milieu hacker en France. La véracité de cette affirmation n'est pas difficile à démontrer, de nombreuses sources en font état (articles de presse, livres, thèse de doctorat, témoignages de personnes ayant connu l'époque, etc.). En outre, l'expression arsenal répressif irrationnel ne se rapporte pas à sa personne mais à l'État Français, et la tournure folie sécuritaire ambiante se trouve dans une phrase concernant les hackers, et non Jean-Bernard CONDAT.

Jean-Bernard CONDAT somme de retirer du texte, outre ses nom et prénom, toute indication permettant de l'associer au monde de la sécurité informatique. Cette demande risque d'être difficile à satisfaire dans la mesure où il se décrit lui-même comme un computer fraud expert intéressé par le piratage téléphonique et informatique dans le profil de l'un de ses sites Web.

Jean-Bernard CONDAT termine sa lettre en indiquant qu'en l'absence de réaction de notre part, il intentera une action pour injure publique et diffamation. Or, en droit Français, ces deux délits s'excluent mutuellement, et il ne peut attaquer que sur l'un ou l'autre de ces délits, pas les deux.

De plus, ces deux délits sont soumis à une prescription de trois mois, à dater du jour de première publication. Le Manifeste pour la création d'une organisation hacker en France a été publié le 31 août 2009, soit plus de six mois avant que Jean-Bernard CONDAT ne réagisse. Il ne saurait donc être question d'une quelconque action en justice au motif de diffamation ou injure publique.

Pour conclure, le groupe DegenereScience souhaite rappeler que l'article 6, I, 4 de la Loi pour la Confiance dans l'Économie Numérique punit de prison ce type d'intimidation.

jeudi 1 octobre 2009

Mise en place de listes de diffusion publiques

Le groupe DegenereScience vient de se doter de listes de diffusion publiques. Chacun est libre de s'y inscrire, et c'est un excellent moyen de se tenir informé de son actualité, et de participer aux débats.

https://www.dg-sc.org/listes/listinfo/

Pour l'instant, deux listes ont été créées :

  • future@ est la liste publique du groupe DegenereScience ;
  • lille@ est la liste publique du groupe DegenereScience Lille.

D'autres listes plus spécifiques sont susceptibles d'êtres mises en service par la suite (projet phrack-fr, magazine Entropie, etc.).

samedi 19 septembre 2009

Merci !

Le groupe DegenereScience tient à remercier le gouvernement français et toute l'industrie du divertissement pour sa contribution décisive à l'adoption massive des technologies de cryptographie forte.

Clairement, ça peut être efficace. -- Pascal Nègre

La loi Création et Internet (dite loi HADOPI) vient juste d'être adoptée lors d'un vote solennel à l'Assemblée Nationale, à 285 voix contre 225. Le groupe DegenereScience souhaite adresser ses plus vives félicitations aux 285 héros qui ont permis cette grande réussite.

La route fut longue. Les premières revendications en faveur du droit à la protection absolue des communication via les techniques de chiffrement (qui permettent une garantie mathématique de la confidentialité et de l'intégrité des échanges) remontent à la fin des années 1980, c'est-à-dire au mouvement Cypherpunk. Longtemps considérée comme une arme de guerre (elle l'est toujours dans certains pays), la cryptographie devenait, à l'époque des réseaux informatique naissants, un enjeu de société des plus importants. La France, dans sa logique de déni du progrès social apporté par les technologies de l'information, a massivement refusé de s'intéresser à cette question, laissant à l'État le soin d'en verrouiller soigneusement l'usage. L'Article 30 de la bien nommée Loi pour la Confiance en l'Économie Numérique déclare que l'utilisation des moyens de cryptologie est libre, mais ces moyens ne peuvent en aucun cas être utilisés pour préparer ou commettre un délit (Article 132-79 du Code Pénal).

L'impact de cette dernière restriction est double. D'une part, l'intérêt de ces technologies s'en trouve considérablement réduit puisque, dans un contexte de criminalisation systématique de toutes les activités militantes et citoyennes, il n'est quasiment personne qui puisse se targuer d'être toujours du bon côté de la Loi. Mais d'autre part, et dans la mesure où, par cette loi, l'État reconnaît une fois de plus sa peur face à ces technologies de protection des libertés individuelles, elle agit comme une véritable mesure incitative. La cryptographie peut donc être utilisée comme technologie de contrôle, comme source de profit ou de protection du profit, mais également comme vecteur de libération individuelle et collective de l'autorité de l'État.

La Loi sur les Droits d'Auteurs et les Droits Voisins dans la Société de l'Information n'ayant en rien entravé la décomposition de l'industrie du divertissement (personne n'ayant réellement osé exiger des peines de prison ferme à l'encontre de personnes suivant le même comportement que la quasi-totalité des foyers français connectés), cette dernière réclama de nouvelles mesures. Puisque ni l'État ni l'industrie ne peuvent se permettre d'envoyer en prison une telle proportion de la population nationale, il fallut se rabattre sur l'idée de lui couper arbitrairement l'accès à Internet, sans preuve puisqu'il n'y en a aucune qui soit à la fois fiable et accessible aux polices privées mandatées par l'industrie et complaisamment agréées par la CNIL, et bien entendu sans possibilité de résilier son abonnement auprès du fournisseur d'accès. C'est donc ainsi que naquit la loi HADOPI, désormais votée, pour la seconde fois.

La première décennie du XXIe siècle correspond à une période de folie sécuritaire, marquée par l'avalanche de textes liberticides qui se succèdent depuis la fin du gouvernement Jospin, initiateur du mouvement. L'État a tellement marché sur les libertés individuelles qu'il n'a même plus honte de l'injuste et de l'arbitraire. Mais c'est précisément face à l'injuste que se profile la désobéissance, et cette HADOPI2 qui vient d'être votée, en attendant la prochaine, et surtout en préambule à la Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure, est un signal fort, un appel clair à la désobéissance. Les solutions sont déjà techniquement en place, elles sont simples d'emploi, sans danger, utilisent des logiciels libres, et permettent, en plus du libre échange d'informations, la confidentialité et l'intégrité de ces échanges. Qu'il s'agisse de réseaux privés virtuels ou de réseaux d'échange anonyme, les solutions techniques employées auront en commun l'utilisation massive de cryptographie forte, et elles permettront au peuple d'apprivoiser ces technologies.

Ainsi la désobéissance s'exprime déjà, et elle ne fera que s'amplifier. La France tente désespérément de gagner une bataille idéologique qu'elle a déjà perdu.

Les désobéissants de l'HADOPI auront de toute façon le dernier mot.

DegenereScience, le 19 septembre 2009

mardi 15 septembre 2009

Manifeste pour la création d'une organisation hacker en France

Fin août 2009, le groupe DegenereScience publia ce Manifeste pour la création d'une organisation hacker en France dans le but de provoquer le débat et d'appeler au rassemblement.

Il a été rediffusé sur de nombreux sites web, mais vous le trouverez toujours sur le site web du groupe (PDF, TXT). nous vous invitons à le lire et à le diffuser partout ou vous le pourrez (blogs, forums, réseaux sociaux, famille, collègues, amis, camarades de lutte militante, etc.). Nous avons *besoin* de retours, n'hésitez donc pas à critiquer et/ou à remettre en question.